dimanche 21 septembre 2008

regard limpide d'un petit gars d'arta !!!

Un nomado mouvementé

Le 1er acte de ce week -end hors norme résidera dans l'explication du mot : Nomado.

Le nomado est une grande balade dans le désert ou dans la Toundra Djiboutienne avec des 4*4. Bien sûr avant de partir , s'asssurer du bon fonctionnement de son moteur et informer les proches du départ.Il est aussi important de prévoir un itinèraire précis,les panneaux de signalisation routière se faisant très rares!! Vous comprenez bien qu' il ne se téléchargera pas sur michelin ou autre site en tout genre !

Il faut garder à l'esprit que L'Afrique- si belle et sauvage soit elle- reste L'Afrique avec ses soubressauts en tout genre.

Jeudi 18 septembre: nous voilà partis... 3 voitures: dans la première une famille de 5 personnes dont 3 enfants et un husky répondant au doux nom de chouky, un beau 4*4 Toyota Prado, équipé d'une climatisation. Ensuite un Dayatshu :2 adultes et 2 enfants. Le véhicule était il faut se l'avouer en assez mauvais état bien que sortant du garagiste,une visite totale à la djib'!.

Enfin, le célèbre Lada Niva et sa fine équipe: lilie et loul.

En route vers le site de Ditilou au pied de la forêt du Day distant d'environ 180 kms. Il est vrai que j'étais un peu réticent à l'idée de parcourir autant de kms en si peu de temps pour une première vraie sortie nomado, mais bon il faut se lancer me suis-je dis et comme dirait un bon vieux collègue l'aventure c'est l'aventure !!!!!

Il faut évidement savoir que 180 kms à Djibouti n'ont absolument rien à voir avec nos autoroutes sûres et rectilignes. Le parcours passe par des sections de travaux où le passage in-interrompu de poids-lourds en provenance d'Ethiopie crée une épaisse poussière ocre et impénétrable identiques aux voies du seigneur. La route se transforme alors en un véritable parcours 4*4 semé de nid de cigogne-le nid de poule étant bien trop petit pour décrire la profondeur de ces trou- et également de détours, de cailloux et d'évitements en tout genre: babouins, biquettes et dromadaires...Appuyez-vous sur les photos ci-jointes et laissez libre cours à votre imagination.......

Après un arrêt obligatoire chez nos amis les légionnaires pour se pointer avant de quitter le district d'Arta (type de voiture, couleur, nombre de personnes, couleur du toit, heure de départ, de retour),sécurité oblige!; nous voilà partis; escortés par des babouins lanceurs de cailloux; vers les contrées arides du golfe de Tadjourah.

Le début de l'aventure n'allait pas tarder à arriver, où plutôt de la mésaventure. Km 78, arrêt au stand pour le Dayhatshu de notre ami Cédric, impossibilité technique de redémarrer après "une pause pipi"en bon et du forme. Le problème fut néanmoins assez vite résolu non pas par notre mécano de service alias "Marco les bons tuyaux", mais par un automobiliste de passage bien intentionné, apparemment expert en pompe à gasoil et en présence d'air dans le circuit. D'ailleurs lui-même nous l'a dit plusieurs fois. Le gasoil ce n'est pas compliqué, le gasoil c'est 5 minutes. Effectivement, 5 min plus tard le véhicule d'obédience nipponne était d'attaque à arpenter les routes sinueuses des environs du Goubeth.

Km 105, c'est au tour de notre emblématique Lada niva de montrer des signes de faiblesses au niveau de l'embrayage. C'est bien simple plus rien , plus de retour sur la pédale d'embrayage au beau milieu de nulle part où la température monte en ce milieu d'après-midi à 49°.Cette fois-ci notre mécanicien attitré enfile très vite son bleu de chauffe et trouve rapidement la panne : fuite sur le joint de piston d'embrayage. Après une rapide concertation entre les hommes du groupe, c'était clair l'affaire était bien compromise, le week-end d'ailleurs aussi.

Pas téméraire pour un sou, croyant s'être suffisamment renseigné sur le chemin nous décidons donc de poursuivre notre périple. Le Prado remorquant le niva sur de la route assez bonne puis de la piste escarpée et vraiment inclinée. Rapidement , devant le moteur surchauffé du Prado et notre itinéraire en bois, nous étions; en plus d'avoir une voiture en panne , bel et bien perdus en plein après-midi, au beau milieu de nulle part, en plein cagnard avec donc 5 enfants et Chouky.

Bien sûr à l'horizon pas de garage, ni de panneau de signalisation et encore moins un vendeur ambulant de GPS « tom-tom » où d'hôtel 5 étoiles spécial « baroudeur en bois ».

A l'issue d'une rapide concertation pour trouver le chemin, le Dayhatshu nous lâche !!!!

Tout d'abord les russes et maintenant les japonais, décidément pour cette première journée de nomado, l'Est était bel et bien contre nous.

Le soleil se couchant environ vers 18h, il fallait commencer sérieusement à s'inquiéter pour trouver Ditilou, notre campement de départ. Le Prado, piloté par Marc ,emmena donc toute la Smala avec les trois femmes Gwen, Laurianne et Lilie ainsi que les 5 enfants et cette bonne vieille Chouky en reconnaissance pour trouver le campement. Pour gagner du temps nous décidons; nous, les pilotes de l'est (Cédric et moi) de mettre le Niva dans le sens de la marche pour gagner du temps avec l'aide non négligeable de quelques autochtones venus nous vendre des sacs de charbons. Dans la manipulation je réussis -sûrement grâce à dieu,inchallah- à enclencher la seconde et à amorcer par la même une descente d'anthologie avec Cédric toujours dans le but de gagner du temps car le remorquage est long et usant pour tout le monde. Arrivé à l'intersection de la piste et de la route, "stand-by" pour attendre les autres.

Au bout d'une bonne demi-heure, ne voyant personne arriver et sur les conseils de quelques français de passage à bord d' un 4*4 quasi neuf et climé; accompagné de Yayoo le célèbre guide Djiboutien, nous décidons donc de prendre par la gauche, vers Tadjourah toujours dans l'optique de gagner du temps. La route s'avérera assez difficile surtout lorsque le véhicule est bloqué en seconde et qu'il y avait vraiment des passages tumultueux notamment un radier qui m'a valut une belle frayeur, les roues arrières se sont décollées environ d'un mètre. Nous sommes finalement arrivés au carrefour, lieu de rendez-vous défini par avance avec notre guide du jour. Les tentatives pour joindre le reste de notre expédition se révèleront aussi nombreuses; qu'infructueuses car le réseau téléphonique ne passe évidemment pas partout. Nous en avons profité pour faire connaissance avec le peuple local et la petite Tadjourah, petite biche de quelques jours, que les hommes voulaient nous vendre avec son frère pour 3000 dj c'est-à-dire environ 10 euros.

A ce moment l'inquiétude était vraiment grande car nous avions perdus femmes et enfants et chienne! depuis plus de deux heures déjà, et dans des régions aussi sûres….. Tout peut arriver. En témoigne ces pêcheurs bretons qui se sont fait tirer dessus avec des pirates au lance-roquette….

Suite à un énième coup de fil, enfin, la délivrance. Tout le monde va bien. Tout le monde est sain et sauf. Nous reprenons rendez-vous à notre emplacement actuel. Une bonne demi-heure après le Prado est enfin en vue et nous accueillons avec un sourire de rigueur évidente l'équipage. Ces derniers sortirent de la voiture en pleurs pour certaines-oui je me reconnais-, nous invectivant de tous les noms d'oiseaux possible et inimaginable. Leurs états de stress représentant fort bien l'état d'inquiétude dans lequel était plongée toute la voiture concernant l'avenir proche des deux hommes en vadrouille.

La partie fût assez engagée pendant de longues minutes et suite à des explications de part et d'autre, la décision fût prise de coucher à l'hôtel du golfe à Tadjourah distant de 8 kms. Je tiens d'ailleurs à signaler à d'éventuels lecteurs de passage dans le coin d'éviter de se rendre dans cet établissement qui affiche des prix exorbitants pour ses chambres et ses repas. Un scandale sans nom éclata même entre nous, les 6 adultes, et le responsable de l'hôtel-restaurant à propos du repas servi et de l'état des chambres. Je n'avais au passage jamais vu ma belle aussi en colère après une personne autre que moi bien sûr….. Bref une suite logique d'une journée haute en couleurs. Personne ne mangea donc le midi, ni le soir devant l'aspect et le goût infect du plat et du service proposé dans ce restaurant français, pourtant nous avions tous vraiment faim et envie de se détendre après autant de galère. Bilan de la journée : deux voitures au tas à 170 kms de Djibouti dans un hôtel bidon, qui plus est hors de prix et tout cela sans avoir mangé. Autant dire que le moral en ce 18 septembre au soir est proche du néant pour l'ensemble de la troupe.

Le lendemain après avoir prospecté ce qui devait ressembler à un garage pour trouver un petit joint pour mon embrayage, on se résigna assez rapidement à abandonner l'opération pour essayer de rentrer sur Djibouti sans embrayage pour moi et en s'arrêtant tous les 20 kms pour Cédric. La mission bien que désespérée au départ, fût finalement menée à bien et nous mirent que 4h15 à rentrer sur la capitale c'est-à-dire moitié moins que la veille. Cela se termina comme dans ce fameux village gaulois autour d'un bon repas chez l'un d'entre nous pour décompresser de ce premier « nomado en bois » mais je le répète haut en couleurs…..

Vivement le prochain avec un guide et un bon 4*4…..

Merci au peuple Djiboutien de sa gentillesse sur le bord de la route et dans les petits villages ainsi qu'aux personnes qui se sont arrêtés sur le bord de la route pour nous venir en aide. La roue tourne toujours

Un couple épuisé mais vivant !!!!!

lundi 15 septembre 2008

la pêche miraculeuse

Durant un transit vers o'bock une bonite (un petit thon) a gouté aux joies de mon rapalla.

vendredi 12 septembre 2008

vendredi 5 septembre 2008

Les princesses de plouguin

Ces 3 soeurs sont les enfants de Gwenn et Marc, un couple de copains avec qui on passe de bons moments. 3 diaouls .....

C'est la rentrée

innondation à Djibouti

samedi 23 août 2008

Le choc des cultures...

Ce petit blog prend tranquillement forme. Ici des petits textes, là des photos retraçant un morceau de notre parcours en Afrique. Plutôt agréable à lire disent certains où complètement hors sujet penseront d’autres mais finalement l’important est de se faire comprendre de ses amis , de sa famille restée en France peu enclin à cette façon de vivre si ,si ….diffèrente. Si Djibouti était, un état d’esprit je pense à coup sûr qu’il ne serait pas trop éloigné de ce que l’on appelle l’anarchie. Non pas que ce petit état est-africain fonctionne sans dieu ni maître, bien au contraire mais soyons clair, il s’en approche dans sa façon de vivre, de travailler et surtout de conduire. Le dieu, lui s’est sur, est clairement défini c’est hallah. Le maitre, premier homme d’un des pays les plus pauvres du monde et en même temps 2eme fortune d’afrique.c’est le prez. Il tient le pays d’une main de fer en vendant le khat, cette plante aux vertus thérapeutiques bien connue qui permet de calmer le peuple affamé tout en le contrôlant. Ingénieux comme système non ? A première vue cela peut être assimilé à un bon vieux système communiste, tout pour moi et rien pour vous….sauf que les kolkhozes sont remplacés par des cahutes en bambous et les statues à l’effigie de Staline sont occultés par des panneaux ventant l’aura international de Mr Ismaël Omar Gueleh(c’est lui le président). Mais à y regarder de plus pres, ne nous y méprenons pas il s’agit bel et bien d’un bon vieux bordel sans nom proche de l’anarchie. Le travail, cette valeur si noble l’est aussi ici, sous une forme bien évidement diffèrente.Un exemple car il faut toujours des exemples. Lors de mon emménagement dans l’appartement, il à été convenu assez rapidement que des travaux de rafraichissement seraient nécessaire notamment du carrelage afin d’améliorer les lieux. Le monsieur bricolage de l’immeuble Saad s’en ait vite occupé. Mais à la façon Djiboutienne….. Je m’explique car cela dépasse l’entendement pour nous occidentaux avertis. Je lui dis, tu changes les carreaux de carrelage abîmés, ensuite tu grattes l’ancienne colle et tu remettras ceux que tu as achetés, le tout proprement. J’espère que cela vous parait clair car pour moi ça l’est. Ok me dit’ il, ils disent de toute façon toujours oui ….. Saad enlève les carreaux défectueux en les laissant tombés par terre, donc en se cassant et le frêle homme s’encanaille à préparer sa mixture pour l’encollage. Jusque la tout parait normal. Attends ce n’est pas fini … Après une journée de travail je rentre dans mon logis et je découvre mon ami Saad faisant son ciment en utilisant le bac à douche comme gâche ainsi que l’évier avec son ami sur le trône le rouleau de p.q. dans une main et dans l’autre la truelle pour remuer le mélange(je parle du ciment bien sur). Je regarde bien les carreaux et je découvre l’innommable, le bougre avait récupéré les carreaux tombés à terre donc cassés pour les recoller sur le mur avec une espèce de ciment noir qui ressembler à tout sauf de la colle. Ma patience commençant à en prendre un coup, il me rassure en me disant : y a pas de problème chef, ya pas de problème. Ensuite voyant ma désolation avancée il me montre fièrement son travail fraichement achevé dans le salon. Il fallait remplacer 3 gros carreaux de carrelage noir au sol dans le salon et bien sur Saad a mis 3 gros carreaux d’un rouge bien claquant. Ma désolation fut sans limite et me voyant éclaté de rire tellement c’était énorme Saad se douta, bien sur de lui qu’il n’y avait : pas problème…… effectivement . La conscience professionnelle n’est simplement pas la même que la notre. Cela fait bien sur rire voir même se marrer mais heureusement qu’il n’y a pas de travaux tous les jours. LUI C'EST SAAD.... Dans la catégorie No man’s land , après la bricole en bois d'ébène, je voudrais la conduite…..La conduite Djiboutienne dépasse de loin tous les travaux de bricolage. C’est à celui qui aura la plus grosse voiture et qui forcera l’autre à s’arrêter. Cependant cela ne dépasse jamais les 50 km/h. Heureusement d'ailleurs.Ici bien évidement pas de feux car l’électricité coute trop cher et puis personne ne les respecteraient. Tout le monde conduit où pilote au klaxon c’est l’élément de sécurité numéro 1. En France un coup de klaxon signifie plus, non mais quel …..Celui là, au prochain feu je le plante. En tous les cas c'est un peu comme cela que je conçois la conduite française.Désolé.Ici c’est tout l’inverse, un coup d’avertisseur sonore signifie simplement attention je suis là, range toi où fait attention. Au départ cela surprend et nos réactions primaires d’automobilistes français prennent vite le dessus. Lorsque l’indélicat vous dépasse après 8 queues de poissons, 5 arrêts brutaux , 3 changements de file et 4 marche arrière à 5 centimètres de votre voiture, il vous salue tout benoitement sans la moindre haine ni la moindre remise en question. Vous avez alors un rythme cardiaque proche de ‘l’infarctus et vous êtes prêt à le pendre haut et court sur la place publique lui et sa famille sur au moins 5 générations, et puis on se calme au fur et à mesure. Cela devient normal, ca y est on devient sans le vouloir un pilote djiboutien…. L’autre fois dans notre superbe 4*4 Lada niva un agent perroquet m’arrête . La 3 eme fois de la journée cela commence à devenir routinier, je lui présente mes papiers sans broncher , voyant le véhicule ainsi que son chauffeur tout à fait en règle il me fait une reflexion sur mes jantes. C’est dangeureux monsieur de rouler avec ça sur les jantes ???? ça en fait, il parlait des petits rubans de raffiat mauve sur les jantes. Cela constituer pour lui un danger extrême pour la circulation . Il me demande donc ce que c’est ce truc ? et je lui répond sans détour ben c’est la bonne humeur chef , c’est la décoration …..Ah ben si c’est la décoration et la bonne humeur allez-y et bonne journée monsieur !!!!! Non mais que voulez vous faire après pareille intervention ? hein ? 1) écrire un livre pour relater les faits ? 2) sauter du premier pont venu ? 3) se pendre avec les petits bouts de raffiats ? 4) Prendre une photo avec l’agent si spécial ? 5) Devenir gendarme à Djibouti ? La vie à Djibouti est une véritable aventure à chaque coin de rue !!!!! Inch allah... Le programme de cette auto-école en est le symbole le plus flagrant.

mercredi 6 août 2008

Abdou !!!!

Comment faire un blog sans parler de notre Chouf Abdou…c'est comme louper une finale du championnat de France de rugby où déguster une petite langouste des familles sans un petit riesling bien frais. Cela ne se fait pas, tout simplement….

D'ailleurs Abdou a tenu à vous saluer, avec ses propres moyens comme en témoigne la photo. Abdou est donc notre gardien plus communément appelé schouf. Le moindre événement dans la rue, Abdou et ben il chouf. Une voiture arrive dans la rue, Abdou la schouf, je rentre du travail à vélo, Abdou me schoufe.Je vais chercher du gasoil pour le groupe électrogène Abdou me schouffe, bon….. C'est à ce moment là que  je lui dis d'arrêter de schouffer et de venir me  filer un coup de main car vider deux bidons de 20 l de carburant à 45°c, c'est éprouvant. Notre gardien comme tous les autres d'ailleurs est payé par le proprio, son minuscule salaire est compris dans les charges mais moyennant quelques menus services, nous , les locataires n'hésitons pas à lui donner la pièce. Un coup pour nettoyer la voiture, un autre pour décharger les nombreuses courses de la voiture. Bref ce bon vieux Djiboutien veille un peu à notre tranquillité et essaye de nous rendre la vie more easy…. Enfin il essaye …

Ici à Djibouti, la population est d'une gentillesse extraordinaire, cependant il faut vraiment s'en méfier car ils disent oui à tout mais alors à tout. Dès lors la discussion s'avère de suite assez limitée, lorsque votre homologue vous répond oui à chaque question. En fait Abdou ne comprend rien et s'il répond oui, il faut plutôt comprendre  non. Un exercice de style que nous les hommes connaissons assez bien, car finalement les femmes peuvent être  par moment dans le même état d'esprit.

 C'est bon on se calme les gonzesses…………

En tous les cas il est certain que l'ont passe beaucoup temps à schouffer Abdou pour voir si il à bien compris ce qu'on vient  de lui dire….

C'est le serpent qui se mord la queue….

Je m'excuse par ailleurs au sujet des trop nombreuses fautes d'orthographe que je peux faire par maladresse mais j'y travaille…..Inchallah